Les zones rurales.
Le développement des zones urbaines s'accélère dans le monde entier. En Afrique, la population urbaine a été multipliée par 4 en 40 ans, passant de 115 millions en 1970 à 413 millions en 2010, et cette dynamique est encore plus importante en Afrique sub-saharienne où elle a été multipliée par 5 durant cette période. Les projections anticipent un taux d’urbanisation de 50% d’ici l'année 2030 et de 62% en 2050. La situation est identique à Madagascar, l'un des pays les plus pauvres de la planête.
Ces concentrations humaines posent naturellement des problèmes énormes, avec des risques sanitaires évidents, et la communauté internationale, consciente des dangers, se mobilise pour les traiter en priorité, en mobilisant des moyens à la hauteur de l'enjeu.
On parle là de chantiers dont la moindre tranche dépasse les10 millions d'euros , qui font appel à des technologies avancées, et sont généralement confiées à des sociétés internationales.

Il n'est évidemment pas possible d'équiper les zones rurales au même rythme, ni selon les mêmes méthodes. Mais leur équipement ne doit pas être sacrifié, car l'écart entre zones urbaines et zones rurales se creuse sur tous les plans allant des revenus aux besoins de base comme la santé et l’éducation. La pauvreté est plus importante en milieu rural qu’en milieu urbain quasiment dans tous les pays africains. Cette inégalité engendre fatalement une forte préférence pour le milieu urbain chez les populations rurales et d'abord chez les jeunes sans qualification professionnelle, qui quittent leurs villages, pour des villes sans réelles opportunités d’emploi.

On parle ici de programmes de 40 à 100 000 euros, qui doivent obligatoirement faire l'objet d'un partenariat avec la population locale, dès sa conception. Ils doivent mobiliser des techniques fiables et économiques, adaptées au contexte local, et dont la réalisation, puis l'entretien doivent pouvoir être confiés aux petites entreprises locales -souvent avec la participation de tout le village.
Des programmes rigoureux.
Forte d'une expérience de bientôt 40 ans, Eau Sans Frontières a défini les critères de sélection de ses programmes, afin d'en garantir l'efficacité :
- La demande doit émaner des populations locales, pour répondre à leur besoin véritable, et susciter une vraie mobilisation.
- La solution proposée doit être vérifiée dans tous ses aspects : juridiques, techniques, financiers... localement d'abord, à distance ensuite afin de garantir l'objectivité nécessaire.
- Les travaux doivent être réalisés uniquement par des acteurs locaux : entreprises (dont il convient de vérifier le sérieux), mais l'implication effective des habitants est importante, tant pour des raisons psychologiques, que pour réduire le côut des travaux.
- Le programme doit obligatoirement comprendre 3 volets complémentaires:
  • la distribution d'eau (qui nécessite en amont des solutions de captage et de stockage) : il ne s'agit pas de distribution individualisée, mais de bornes fontaines collectives...
  • un équipement en assainissement : latrines et douches à proximité des écoles, ou sur la place du marché...
  • une formation à plusieurs niveaux :
    • aux techniques d'entretien, pour que celui-ci puisse être assuré localement,
    • à l'hygiène, pour qu'à travers des gestes et des habitudes simples, les habitants modifient leur comportement
    • au respect de l'eau, qui doit continuer à être traitée comme une ressource rare, pour éviter que sa consommation n'explose.
    - Eau Sans Frontières garde la totalité de la maîtrise financière, ne payant que sur facture,et sans aucun intermédiaire, après vérification des travaux,
    et se charge des contrôles: conformité des travaux, vérification des résultats obtenus, suivi de l'évolution des comportements, détection de nouveaux besoins ...

    Parmi nos nombreux programmes, nous nous mobilisons actuellement sur celui de : Ampanotokana, à Madagascar
    Comme près de 85% de la population rurale de Madagascar, les 17.000 habitants habitants de la commune rurale d’Ampanotokana ne disposent, sur place, ni d'eau potable, ni de réseau d’assainissement de base.
    Un premier projet prévoit d'équiper le hameau d'Ambaribe qui compte actuellement 1.675 habitants (taux de croissance : 3% par an), à la demande de sa maire Mme Louisette RASENDRAHARIVOLOLONA.

    Le projet comprend ces trois phases :
  • L'adduction d'eau
  • Captage de deux sources dont le débit d’étiage est de 0,8 l/s – suffisant pour assurer 30 l par personne et par jour pour 2.170 personnes à l’horizon 2024.
    Protection des sources par une clôture et le reboisement de 2.000 m2, filtration de l’eau et conduite de 2,1 km vers un réservoir de 35m3, Réseau de distribution de 3.830 m et 23 bornes-fontaines installées dans 8 hameaux
  • L'assainissement
  • créations de 20 latrines à double compartiment et 4 bassins lavoir, Répartis dans le village (place du marché, près de l'école etc...)
  • La formation
  • Campagne de sensibilisation à l’eau et à l’environnement, Formation à la bonne gestion du système: Hygiène – importance de l’eau pour la santé, Utilisation des installations: robinets, blocs sanitaires, bassins lavoirs, latrines...

    Budget prévisionnel :

    L'apport des bénéficiaires correspond à leur prestation de services : Préparation des matériaux, taille de moellon dans des blocs de pierre, apport de matériaux, briques, sables, moellons..., creusement de tranchées ou de fosses, pépinière et reboisement autour des captages...

    En savoir plus... Télécharger la présentation détaillée du projet, format pdf

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