Des progrès spectaculaires.

Au début du siècle, les dirigeants mondiaux se sont réunis aux Nations Unies et se sont accordés sur une vision audacieuse du futur à travers la Déclaration du Millénaire. Les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) constituaient un engagement pour soutenir les principes de la dignité humaine, de l’égalité et de l’équité, et libérer le monde de l’extrême pauvreté.
Parmi ces objectifs, l'accès à l'eau potable fait partie des grandes réussites des OMD.

Environ 2,3 milliards de personnes ont pu obtenir un accès à des sources améliorées d’eau potable entre 1990 et 2010. La cible de l’Objectif du Millénaire pour le développement de faire baisser de moitié le pourcentage de la population globale privé d’accès à l’eau potable à cette date a donc été atteinte cinq ans avant la date butoir de 2015.
11 % de la population mondiale, soit environ 700 millions d’individus, n’a pas accès à l’eau potable. On estimait cette proportion à 23 % il y a près de vingt ans.
En 2015, il n’y a désormais plus que trois pays – le Mozambique, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et la République démocratique du Congo – où plus de la moitié de la population n’a pas accès à des sources améliorées* d’eau potable.
sources améliorées = où les hommes et les animaux ne partagent pas la même eau
Mais de grandes inégalités géographiques, socioculturelles et économiques demeurent. En Afrique subsaharienne, la proportion des personnes ayant accès à une source d’eau potable améliorée a augmenté de 16 % entre 1990 et 2012, en dépit d’une forte croissance démographique.
L’eau reste toutefois inaccessible à de nombreux foyers, et bien des personnes, généralement des femmes ou des jeunes filles, doivent supporter de longues files d’attente ou parcourir de longues distances pour atteindre une source d’eau potable améliorée.

Entre 1990 et 2012, la proportion des personnes ayant à leur disposition un système d’assainissement amélioré est passée de 24 % à 30 %. La proportion élevée des habitants de taudis en Afrique subsaharienne n’a reculé que légèrement — de 65 % en 2000 à 62 % en 2012.
Selon le Dr Maria Neira, Directeur du Département Santé publique, déterminants sociaux et environnementaux de la santé de l’OMS,
«les personnes qui n’ont pas accès à des installations d’assainissement améliorées sont, dans leur immense majorité, des pauvres qui vivent en milieu rural. Lorsque l’assainissement en milieu rural a progressé, ce sont principalement les gens aisés qui en ont bénéficié, ce qui a creusé les inégalités».
Les personnes qui vivent dans des habitats pauvres, informels ou illégaux, ou à la périphérie des grandes ou des petites agglomérations, ont moins de chances que les autres de bénéficier d’un approvisionnement en eau ou de moyens d’assainissement améliorés.
Le défaut d’assainissement et la contamination de l’eau sont des facteurs de transmission de maladies telles que le choléra, la diarrhée, la dysenterie, l’hépatite A et la fièvre typhoïde. En outre, l’insuffisance ou l’absence d’approvisionnement en eau et de services d’assainissement dans les établissements de santé créent un risque supplémentaire d’infection ou de maladie pour les patients déjà vulnérables.
Les enfants sont les plus touchés.
L’absence d’eau potable est une réalité tragique pour des millions d’enfants dans les pays en développement qui voient leur santé et leur qualité de vie gravement diminuées.
Chaque année, 1,8 million d’enfants de moins de cinq ans meurent de maladies provoquées par une eau insalubre. C’est 1 enfant qui meurt toutes les 20 secondes.
L’accès à l’eau potable pour tous pourrait diminuer de plus de 50 % le nombre de décès d’enfants !

Le manque d’eau salubre et d’assainissements appropriés a d’autres répercussions néfastes sur les enfants.
Dans les pays en développement, plus de la moitié des écoles primaires n’ont pas d’installations pour l’eau potable et les 2/3 n’ont pas d’infrastructures d’assainissement. Aussi, des millions d’enfants, et plus particulièrement les filles, ne peuvent pas suivre une scolarité normale, en raison des risques sanitaires.

Chaque année, 443 millions de jours d’école sont perdus en raison d’assainissements insuffisants, de maladies et du manque d’hygiène. L’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud présentent le taux de fréquentation scolaire le plus bas et abritent le plus grand nombre de filles non scolarisées à cause de l’absence de toilettes séparées convenables.
source Humanium
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